Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #bbc et rt2012 tag

RT2012 : les enjeux de la maison de demain.

Publié le par le-fil-a-la-paille.over-blog.com

Les enjeux de la RT2012 sont multiples mais parmi eux on trouve en bonne place  la problématique consistant à mettre en cohérence l'efficacité énergétique et l'économie avec le confort des occupants et ce quelque soit la saison, quelque soit le temps.

Le climat terreste évolue de façon assez brutale et ce n'est pas prêt de s'arrêter. S'il est vrai qu'on note un réchauffement climatique au niveau de la globalité de la planète, ce réchauffement reste peu sensible au niveau individuel de sorte que beaucoup d'entre nous finissent par être sceptique sur la validité de ces constatations.

Plutôt que mettre l'accent sur le réchauffement, il convient donc de réfléchir aux conséquences du dérèglement climatique.

Contrairement au réchauffement, le dérèglement climatique n'a échappé à personne.

Innondations, tornades... mais plus couramment fluctuations importantes des températures : une semaine avec des températures de 30 - 35°C et quelques jours plus tard une chute de 15°C.

 

L'architecture de demain se doit de relever le défi de cette évolution climatiques et rester performante énergétiquement et en terme de confort malgré ce climat changeant qui s'annonce.

 

Il y a 100 ans les maisons taditionnelles disposaient de murs en pierres épais, parfois de pus d'un mètre, et de petites fenêtres. On a longtemps pensé (à tort) et la confusion existe encore que ces maisons étaient bien isolées.

En fait elles étaient peu isolées, un mur maçonné en pierre de schiste de 50 cm isole autant que 1.5 cm de laine de verre actuelle. La confusion vient en fait que l'inertie de ces maisons était énorme de sorte que la température intérieure fluctuait peu durant l'année. Malheureusement cette température intérieure restait trop basse pour être confortable en hiver et pouvait également être trop fraîche pour être confortable en été. L'hiver le chauffage éventuel était en grande partie absorbé par les murs de sorte qu'il fallait une puissance énorme pour gagner quelques degrés. Dès que le chauffage s'arrêtait (la nuit) la température chutait très vite et il fallait recommencer à chauffer très fort le lendemain.

 

A partir de années 70, crise pétrolière oblige, nous avons commencé à isoler les maisons par l'intérieur (nous verrons plus loin pourquoi ce choix était une grosse erreur). Certes cela a permis de réduire les besoins en chauffage mais progressivement, la qualité des isolants augmentant,  leur épaisseur aussi, nous en sommes arrivés aux maisons BBC. La maison BBC est une maison très bien isolée, peu consommatrice en chauffage donc en énergiemais malheureusement trop souvent inconfortable. Alors que s'est-il passé ?

 

Une récente enquête du ministère de l'environnement met en évidence un problème inhérent au maisons BBC :  la surchauffe. Comment peut-on avoir trop chaud dans une maison aussi performante qu'une maison BBC ?

 

En fait c'est très logique.  L'amélioration de l'isolation s'est accompagnée d'une amélioration significative de l'étanchéité à l'air (on a peu à peu supprimé toute entrée d'air parasite pouvant refroidir l'intérieur).  Dès lors, dans une maison BBC, on n'a plus que l'air intérieur à chauffer, or l'air se chauffe très bien et relativement vite. Deux heures de soleil à travers de baies vitrées peuvent faire monter le thermomètre intérieur de 2 ou 3 dégrés. La maison se comporte alors comme une bouteille Thermos : pour peu qu'on mette 10 cl d'eau à 70°C au fond de la bouteille, très vite, la totalité de l'air contenu dans la bouteille est à 70°C. La température va ensuite redescendre mais très lentement.

Une maison BBC fonctionne comme une bouteille isotherme, elle monte très vite en température et se refroidit très lentement. D'où les problèmes de surchauffe si les apports caloriques sont mal gérés.

 

J'ai eu l'occasion de travailler sur un projet de maison BBC de 175 m2 de surface habitable. L'étude thermique a déterminé que les besoins en chauffage étaient de 7kW. Une étude thermodynamique a permis de quantifiés les apports caloriques gratuits :

- Apports métaboliques : liés aux personnes vivant dans la maison

- Apports solaires par les baies vitrées,

- Apports liés aux appareils ( TV, ordinateurs, lave vaisselle, four, plaque ...)

On a alors constaté que ces apports gratuits représentaient quasiment la moitié des besoins en chauffage.

 

On comprend donc que le problème de la maison de demain n'est plus le chauffage, mais le trop de chauffage : la surchauffe !

 

Dès lors comment concevoir une maison conforme aux exigences de la RT2012 tout en conservant un grand confort intérieur ?

 

1) La conception : il nous faut à présent réinventer le Bio-climatisme. La bioclimatique des années 70 consistait ( en bref ) à capter le maximum d'apport gratuits pour répondre aux besoins énergétiques d'un bâtiment encore trop peu performant énergétiquement. On a vu alors fleurir, les murs trombe, serres bioclimatiques, puits à galets pour stocker l'énergie l'été et la récupérer l'hiver ... Le nouveau bioclimatisme doit conjuguer apports gratuits pour le confort d'hiver et protection thermiques pour le confort d'été. La recherche des apports gratuits doit se faire sur la base de l'étude thermique qui a définie précisèment les besoins en fonction de la qualité du bâti, de l'orientation, de la surface des ouvertures ....  L'orientation plein Sud de la façade n'est pas incontournable, bien au contraire. Si elle présente une bonne solution en montagne ou en climat froid de façon à capter le maximum de chaleur solaire l'hiver, elle peut se révéler inconfortable l'été en plaine ou en climat chaud. On peut d'ailleurs souvent constater que dans les régions où le climat peut être chaud ou très chaud l'été, les maison anciennes, traditionnelles ont la façade orientée Sud-Est. C'est le cas chez moi et c'est d'ailleurs ce constat qui a dicté l'orientation de la maison. Je ne regrette pas ce choix, en ce moment, lors d'une journée ensoleillée (et par forcément chaude), les 2h30 de soleil du matin suffise à faire grimper le mercure de 3 voire parfois 4°C à l'intérieur.  Dans la même logique, les grandes baies vitrées à l'Ouest sont à éviter en climat chaud. En effet l'été, le soleil descendant au sud et même rasant en fin d'après-midi, rend difficile la protection des baies côté Ouest contre l'afflux de chaleur.

Mais dans le domaine de la conception, un autre élément oublié depuis plusieurs décennies doit retrouver sa place : L'inertie. Voir : "L'inertie : définitions", "L'inertie : mode d'emploi"   ainsi que "L'inertie dans mon projet".

Pour faire simple, c'est l'inertie de la maison qui va permettre de réguler la température intérieure et de se détacher des variations de la température extérieure. Sur mon relevé de température du mois d'octobre, on voit bien que la variation de la température intérieure se joue sur 4°C quand la température extérieure présente des variations de plus de 20°C.

Si on en revient aux dérèglement climatique dont on a parlé plus haut et aux variations très importantes que nous pouvons maintenant constater à quelques jours voire quelques heures d'intervalle, l'inertie est la première des réponses en terme de confort intérieur.

Relevés des températures intérieures et extérieures à 9h et à 18h sur le mois d'octobre. Quand la température extérieur moyenne perd 6°C sur le mois, la température intérieure, elle, ne baisse que de 1°C.

01-copie-1

Quantifier l'inertie nécessaire au confort d'une maison est extrêmement difficile. Pas assez et la régulation de la température est insuffisante, trop et la maison devient difficile à gérer. Si l'intérieur devient trop chaud pour une raison quelconque, il faudra beaucoup de temps pour abaisser la température. Si l'intérieur se refroidit trop, période de froid alors que la maison est inoccupée (vacances), il sera très difficile de remonter la température intérieure. C'est donc au feeling qu'il va falloir appréhender cet aspect, ou avoir recours à des calculs complexes.

 

2) Les matériaux : Les matériaux isolants sont caractérisés par une valeur notée Lambda et appelé Conductivité thermique. Plus cette valeur est basse, moins le matériaux conduit la chaleur et plus il est isolant. Bien que tous les matériaux utilisable dans le cadre de la RT2012 doivent disposer d'une certification ayant déterminé un lambda, ils ne se comportent pas forcément de la même manière par rapport au froid ou à la chaleur. Je renverrai ici à la petite expérience ( non règlementaire ) que j'ai mené avec une maquette dont une moitié est isolée avec le laine de verre (lambda 0.032) et l'autre moitié avec de la ouate de cellulose (lambda 0.039). Bien que la ouate  est une valeur isolante moindre que la laine de verre, son comportement à la chaleur lui donne un avantage sur la laine minérale.

maquette 2

 

Grâce à une caméra thermique, nous pouvons observé ce qui se passe lorsq'on souffle de l'air chaud en bas.

A gauche, on se rend bien compte que la chaleur traverse aisément la laine de verre, alors qu'à droite la ouate de cellulose retarde le transfert.

07

 

Par conséquent l'isolation d'un toit avec des matériaux de type ouate de cellulose, fibres de bois ou laine de bois, apporte une résistance à l'entrée de la chaleur l'été et ainsi participe de façon passive à la lutte contre la surchauffe à l'intérieur de la maison.

 

3) Les systèmes : contrairement à la maison où l'inertie importante a un effet positif, les nouveaux chauffages se doivent d'avoir le moins d'inertie possible. En effet, les faibles besoins en chauffage liés à la capacité d ela maison à monter rapidement en température nécessite des systèmes très réactifs. Prenons le cas d'un poële de masse. Un eflambée de 2h, c'est 24h de chauffage. L'intérieur de la pierre d'un poële de ce type peut monter à une température de 250°C. Si l'intérieur de la maison est à 21°C après 1h de flambée, que va-t-il se passer au bout de 24 h , car le poële continuera à rayonner même avec un intérieur à 24°C ? Les systèmes de chauffage inertiels, poële de masse, radiateurs en fonte, accumulateurs électriques représentaient une solution interessante dasn des maisons à forts besoins de chauffage car ils limitait la baisse de température en continuant de rayonner même chauffage arrêter. La maison d'aujourd'hui n'est plus sur le même fonctionnement. Elle a besoin d'un système qui chauffe lorsqu'il y en a besoin mais qui s'arrête aussi vite pour éviter la montée en température.

Le risque de surchauffe est donc augmenté avec un poële à buches ou un plancher chauffant. Le poële à buche continuant à brûler sa buche même si la température est atteint, le plancher chauffant continuant à rayonner 3 ou 4 h après l'arrêt de la chaudière. Ici une vidéo certes un peu partisane mais qui explique bien le phénomène.

On leur préfèrera un poële à granulés (intégrant une régulation) ou un chauffage en plafond avec 15mn d'inertie à peine.

 

Pour aller plus loin dans cette problématique, après s'être appliqué à limiter les entrées de chaleur par la conception ou les matériaux, après avoir intéger de l'inertie pour réguler la température intérieure, de nouveaux sytèmes arrivent sur le marché en intégrant une possibilité de raffraîchissement passif pour palier à tout risque de canicule.

On peut citer parmi eux le système de plafond chauffant/raffraîchissant Innovert : Lien

Egalement un système alliant production d'électricité/chauffage/raffraîchissement, le concept Systovi Lien

 

Parions que les industriels nous proposent d'autres solutions prochainnement. Solutions adaptées à cette nouvelle problématique qu'est la maison RT2012 et plus tard même, la maison positive.

RT2012 : les enjeux de la maison de demain.

Voir les commentaires

La RT2012 : comment ça marche ?

Publié le par le-fil-a-la-paille.over-blog.com

Dans moins de 3 mois, le BBC c'est fini,

la RT2012 devient la nouvelle référence.

 

Qu'est ce qui change vraiment ?

 

Tout d'abord le seuil de consommation maximum : Cep :

- Dans le BBC :  Cep max = 50kWh/m2.an x (coef géographique + coef altitude) soit pour l'Auvergne  60 à moins de 400 m, 65 si on construit entre 400 et 800 m, 70 au dessus de 800 m.

- En RT 2012 : 50 kWh/m2.an x Coef type x ( coef géographique + coef altitude + coef surface + coef GES)

 

Le coef surface a été créé pour tenir compte de la surface de la maison, les petites surfaces seront avantagées, les grandes recevront une pénalisation. Dans le BBC on notait un disfonctionnement car une maison de 200 m2 ne consomme pas le double d'une de 100 m2, mais comme on divise par le nombre de m2, plus la maison était grande plus elle était avantagée. Ce coef surf, devrait rééquilibrer les choses.

Le coef GES, permet une modulation en fonction de l'énergie de chauffage utilisée. Pour simplifier, si on chauffe au bois (énergie renouvelable et piège à carbone) on aura le droit de "consommer" un peu plus que si on chauffe à l'électricité.

Le coef type, définit le type de logement et surtout s'il est en zone où la climatisation est autorisée ou non.(CE1 ou CE2)

 

Vu le multipplicité des éléments de calcul du Cep, chaque maison aura un seuil maximum de consommation différent pour une même référence de base : 50 kWh/m2.an.

 

Pour connaître le Cep max et le BBio max de votre projet, rendez-vous sur le site www.constructionmaisonrt2012.fr  . Vous y trouverez une calculette qui à partir de quelques renseignements clés vous indiquera les valeurs maximum à n epas dépasser.

 

Mais LES CHANGEMENTS MAJEURS de la RT2012 sont ailleurs :

 

1) LE B BIO : Ce paramètre successeur du Ubat de la RT2005, permet d'évaluer l'enveloppe du bâtiment sans aucun système énergétique. Outre l'isolation, ce critère analyse les paramètres de confort d'hiver mais surtout d'été. La surchauffe étant le principal enjeu de la maison du futur. En supprimant les systèmes, en intégrant l'isolation thermique, l'étanchéité à l'air, l'inertie de la structure, la surface des baies vitrées, les protections solaires et les apports de lumière naturelle, le B Bio permet de valider les choix fait lors de la conception.

 

2) Le recours obligatoire à une source d'énergie renouvelable à hauteur minimum de 5 kWh/m2.an

 

3) Le traitement obligatoire des ponts thermique.

 

Comment ça se passe ?

 

Le processus est lancé dès que les plans sont arrêtés. L'étude thermique réalisée par un Bureau d'Etude Thermique règlementaire ( Code APE 7112 b, logiciel agréé par le CSTB, méthode TH-BCE, assurance décennale) fournit au porteur de Projet un fichier Xml.

Grâce à ce fichier, sur le site  www.rt-batiment.fr  le porteur du projet peut retirer l'attestation BBio qui permettra le dépôt du permis de construire.

 

Les systèmes de chauffage, ventilation, ECS, pourront avoir déjà été choisis ou feront l'objet d'une étude après acceptation du permis de construire.

 

Pendant le chantier les tests d'étanchéité à l'air seront effectués comme pour le BBC,

 

En fin de chantier un contrôle in-situ sera réalisé par un intervenant accrédité et donnera lieu à la délivrance d'une attestation prouvant l'adéquation entre le bâtiment réalisé et l'étude thermique réalisée au dépot du permis de construire.

 

En cas de non respect de la Règlementation en vigueur, une amende est prévue pouvant aller jusqu'à 45000 €.

 

Ce qui est déjà le cas avec la RT2005, bien peu le savent !

 

Prochaine étape : 2020 : La maison positive : Celle qui produira plus d'énergie qu'elle n'en consomme. D'ici là des labels d'excellence tel qu'était le BBC pour la RT2005, devraient voir le jour comme le label Effinergie + dont je vous parlerai prochainement.

La RT2012 : comment ça marche ?

Voir les commentaires

Test d'étanchéité à l'air

Publié le par le-fil-a-la-paille.over-blog.com

Conformément aux exigences du label BBC, j'ai fait réaliser un test d'étanchéité à l'air.

Comme je n'avais pas pu faire de test intermédiaire (problème de fenêtres ...) ce test final était décisif et très incertain.

Normalement un test  de recherche de fuites est réalisé en cours de chantier lorsque l'étanchéité à l'air est effective mais qu'on peut encore corriger des erreurs.

Dans mon cas, la maison étant quasiment finie, on peut donc dire : Ca passe ou ça casse !

 

La norme BBC impose comme valeur maximale 06 m3/h.m2 (de surface déperditive hors plancher)

Cette valeur ne doit pas être dépassée et ce pour une différence de pression intérieur/extérieur de 4 pa (Pascals).

Comme il n'est pas possible d'avoir une mesure précise des fuites à 4 pa, l'opérateur va faire toute une série de mesures à différents  pressions jusqu'à 50 pa. La courbe, par extrapolation, permettra d'avoir une valeur à 4 pa.

Le test de fait en surpression et en dépression.

 

Le matériel se compose d'un châssis qui se pose dans l'embrasure d'une porte et qui comprend un bloc ventilateur de forte puissance qui va mettre la maison en pression ou en dépression. Le ventilateur est piloté par un ordinateur qui module sa vitesse en fonction de la valeur de pression voulue.

Plusieurs sondes complètent le dispositif, pression barométrique extérieure, vitesse du vent, température ...

 

Le système en place :

01

 

Résultat du test pour ce qui me concerne :  0.56  OUF !!!

 

La mise en dépression a cependant permis de déceler des défauts auxquels il est encore possible de remédier de façon à améliorer ce résultat.

Même si ce résultat suffit à confirmer le label BBC, autant faire en sorte  de diminuer au mieux les entrées d'air parasites.

 

Parmi les principaux défauts, beaucoup se trouvent autour des menuiseries (le point le plus délicat dans une maison BBC).

 

Mauvais réglages des ouvrants qui n'écrasent pas suffisamment les joints, à régler !

DSC01800

Scotch d'étanchéité defectueux ou mal collé : A jointer au mastic

chambre 2 th

Gaines électriques des volets roulants pas étanchées. Et oui, j'avais bouché toutes les gaines électriques mais oublié les volets roulants : à corriger.

DSC01805

Oublié aussi, l'étanchéité de la gaine d'arrivée de l'alimentation en eau, GROSSE ERREUR !!

(mais on peut y remédier facilement).

cagibi th

Bon malgré tout ça le test est positif.

Ces erreurs vont être corrigées et je devrais avoir l'occasion de faire refaire un test, on verra alors ce qu'on a gagné.

Voir les commentaires

Pourquoi une étude thermique ?

Publié le par le-fil-a-la-paille.over-blog.com

Voir les commentaires

La RT 2012

Publié le par le-fil-a-la-paille.over-blog.com

Voila donc une première lecture de

L'Arrêté du 26 octobre 2010 relatif  aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments

La RT2012, s’appui dans ses grandes lignes sur la RT2005 et plus précisément sur l’Arrêté du 8 mai 2007 relatif au contenu et aux conditions d'attribution du label « haute performance énergétique » , incluant entre autre les définitions du label BBC 2005.

Elle reprend donc la consommation maximale des bâtiments BBC comme référence : 50kWh/m2.an mais se décline sur une base de 3 exigences de résultat :

-       Le besoin bioclimatique ou Bbiomax : c’est un indicateur que est centré sur le besoin énergétique du bâtiment indépendamment du système de chauffage choisi. Il permet donc d’évaluer la qualité intrinsèque de la structure, orientation, éclairage naturel, isolation.

-       Consommation maximale : comme pour le BBC, 50kWh/m2.an pour les 5 postes de consommation : chauffage, ECS, ventilation, refroidissement, éclairage, auxiliaires.

-       Confort d’été avec une exigence sur la température intérieure atteinte sur une séquence de 5 jours chauds.

Pour accéder à ces exigences de résultats, sont définis des exigences en termes de moyens.

Nous sommes là à l’opposé des règlementations thermiques précédentes qui définissaient des exigences de moyens ( R mur > 3.5, R plafond = 5, …) sans définir un résultat précis à atteindre.

Ici les moyens exigés ont pour but d’atteindre le résultat posé en préambule : 50 kWh/m2.an.

-   Qualité de mise en œuvre : traitement des ponts thermiques, étanchéité à l’air.

-    Qualité d’éclairement : surface minimales des baies vitrées et orientation,

Optimisation énergétique : mesure des consommations énergétiques des différents postes de consommation.

- Qualité environnementale : généralisation des énergies renouvelables, production locale d’énergie non prise en compte au-delà de l’auto-consommation (limité à 12kWh/m2.an ).

 

Comme dans la RT2005 la consommation énergétique maximale en énergie primaire Cepmax est modulée par des coefficients prenant en compte la zone géographique du lieu ainsi que son altitude.

 

Cepmax = 57,5 × Mctype × (Mcgéo + Mcalt + Mcsurf + McGES)

Mctype : coefficient de modulation selon le type de bâtiment ou de partie de bâtiment et sa catégorie CE1/CE2  (CE1 bâtiments dans lesquels il n'est pas nécessaire de climatiser pour garantir un niveau suffisant de confort d'été, CE2 = climatisés + en zone H2d ou H3 + altitude infèrieure à 400m + en zone de bruit)

Mcgéo : coefficient de modulation selon la localisation géographique;

Mcalt : coefficient de modulation selon l’altitude

La RT2012 introduit en outre un coefficient lié à la surface (Mcsurf) du logement destiné à ne pas pénalisé les logements de petite surface et à demander un effort supplémentaire aux logements de grande surface, ainsi quun coefficient lié aux émissions de Co2 (McGES) et destiné à favoriser les énergies moins émettrices de gaz à effet de serre (GES).

Ex pour une maison individuelle de 150 m2 an Auvergne :

-Chauffée au gaz :

Cep = 50 * 1 ( 1.2 + 0 - 0.03 + 0) 

Cep max : 58.5 kWhep/m2.an

- Chauffée au bois :

Cep = 50 * 1 ( 1.2 + 0 - 0.03 + 0.3)

Cep max : 73.5 kWhep/m2.an

De la même façon le Bbiomax est pondéré par des coefficients recentrés sur la zone géographique ; laltitude et la surface du logement.

La RT2012 met le cap sur les énergies renouvelables et lArt 16 est très clair à cet égard : Toute maison individuelle ou accolée recourt à une source d’énergie renouvelable.

Pour cela l’eau chaude sanitaire doit être produite par des capteurs solaires thermiques, ou le logement doit être raccordé à un réseau de chaleur ou il doit être montré que la contribution des énergies renouvelables au Cep du bâtiment et au moins égale à 5kWh/m2.an.

Une alternative à ces trois orientation est proposé soit par la production d’eau chaude sanitaire au moyen d’un ballon thermodynamique, soit par l’utilisation d’une chaudière à micro-cogénération alimentée par un combustible liquide ou gazeux.

La RT2012 en détail :

Etanchéité à l’air : 0,60 m3/(h.m2) de parois déperditives, hors plancher bas. (idem BBC)

Isolation thermique : Les parois séparant des parties de bâtiment à occupation continue de parties de bâtiments à occupation discontinue (Locaux Non Chauffés par exemple) doivent présenter un coefficient de transmission thermique, U, tel que défini dans la méthode Th-BCE 2012, qui ne peut excéder 0,36 W/(m2.K) en valeur moyenne. (R : 2.77 mini)

 

Le ratio des ponts thermiques n’excède pas 0,28 W/(m2SHONRT.K) De plus, le coefficient moyen des ponts thermiques entre les planchers intermédiaires et les murs donnant sur l’extérieur ou un local non chauffé, n’excède pas 0,6 W/(ml.K).

 

Accès à l’éclairage naturel : pour les maisons individuelles ou accolées et les bâtiments collectifs d’habitation, la surface totale des baies, mesurée en tableau, est supérieure ou égale à 1/6 de la surface habitable.

 

Température de confort d’été (surchauffe):  Les baies de tout local destiné au sommeil et de catégorie CE1 sont équipées de protections solaires mobiles. ( CE1 : bâtiments dans lesquels il n'est pas nécessaire de climatiser pour garantir un niveau suffisant de confort d'été)

 

Mesure des consommations : Les maisons individuelles ou accolées ainsi que les bâtiments ou parties de bâtiments collectifs d’habitation sont équipés de systèmes permettant de mesurer ou d’estimer la consommation d’énergie de chaque logement, excepté pour les consommations des systèmes individuels au bois en maison individuelle ou accolée. Ces mesures ou estimation de la consommation portent sur les différents postes énergétiques : chauffage, refroidissement, production d’eau chaude sanitaire, consommation sur les prises électriques et autres.

 

Gestion du chauffage : une régulation avec arrêt possible du chauffage est prévue pour chaque pièce desservies ou à défaut pour toute zones chauffée par tranche de 100 m2. (idem pour la production de froid)

 

Mode d’application simplifié :

 

LA RT2012 prévoie des cas ou un bouquet d’applications en rapport avec un type précis de logement, permet d’obtenir d’office le label BBC. Dans ces cas, l’ensemble des solutions techniques proposées doit être mis en œuvre. La délivrance du label fait appel à une procédure particulière.

 

Les annexes :

 

L’annexe I définie pour chaque département la zone climatique à laquelle il appartient, et par déduction le niveau de performance énergétique à atteindre.

 

L’annexe IIconcerne les critères d’exposition au bruit. En fonction de la distance à l’infrastructure bruyante et des obstacles à l’exposition de ces bruits, la classe d’exposition au bruit sera BR1, BR2 ou BR3 (la classe BR3 étant la plus exposée).

 

L’annexe III  fournie les définition des termes techniques utilisés dans l’arrêté :

 

Entre autres :

 

Altitude

L’altitude d’un bâtiment est celle de sa porte d’entrée principale.

 

Bâtiments accolés

Deux bâtiments sont dits accolés s’ils sont juxtaposés et liés par des parois mitoyennes, dont la surface de contact est d’au moins 15 m2 pour les maisons et 50 m2 pour les autres bâtiments. Au sens du présent règlement, les bâtiments accolés sont considérés comme un bâtiment unique.

 

Catégories CE1 et CE2

Un local est de catégorie CE2 s’il est muni d’un système de refroidissement et si des conditions de bruit ou de zones climatiques (chaudes) justifient ce système de refroidissement.

Les autres locaux sont de catégorie CE1.

 

Fermeture

A l’exclusion des dispositifs qui ne réduisent pas les déperditions comme les grilles, les barreaux, les rideaux de magasin de vente, tout dispositif mobile, communément appelé volet, persienne ou jalousie, servant à fermer de l’extérieur l’accès à une fenêtre, une porte-fenêtre ou une porte est une fermeture.

 

Inertie quotidienne

L’inertie quotidienne est l’inertie utilisée pour calculer l’amortissement des températures intérieures sur une période de vingt-quatre heures.

 

Inertie séquentielle

L’inertie séquentielle est l’inertie utilisée en confort d’été pour calculer l’amortissement des températures intérieures sur une période de douze jours.

 

Local chauffé

Un local est dit chauffé lorsque sa température normale en période d’occupation est supérieure à 12 oC.

 

Maison individuelle

Une maison individuelle est un bâtiment à usage d’habitation comprenant au plus deux logements superposés ou disposant d’une seule porte d’entrée.

. .

Masque proche

Un masque proche est un obstacle architectural au rayonnement solaire, lié au bâtiment étudié, tel que les tableaux des baies, les surplombs ou les débords latéraux.

 

Occupation discontinue, occupation continue

Un bâtiment, ou une partie de bâtiment, est dit à occupation discontinue s’il réunit les deux conditions

suivantes :

– il n’est pas destiné à l’hébergement des personnes ;

– chaque jour, la température normale d’occupation peut ne pas être maintenue pendant une période continue d’au moins cinq heures. Les parties de bâtiment ou les bâtiments ne répondant pas à ces deux conditions sont dits à occupation continue.

 

Occupation passagère d’un local

Un local à occupation passagère est un local qui par destination n’implique pas une durée de séjour pour un occupant supérieure à une demi-heure.

C’est le cas par exemple des circulations, des salles de bains et de douches, et des cabinets d’aisance. En revanche, une cuisine ou un hall comportant un poste de travail ne sont pas considérés comme un local à occupation passagère.

 

Orientations

L’orientation nord est toute orientation comprise entre le nord-est et le nord-ouest en passant par le nord, y compris les orientations nord-est et nord-ouest.

L’orientation est est toute orientation comprise entre le nord-est et le sud-est en passant par l’est, non compris les orientations nord-est et sud-est.

L’orientation sud est toute orientation comprise entre le sud-est et le sud-ouest en passant par le sud, y compris les orientations sud-est et sud-ouest.

L’orientation ouest est toute orientation comprise entre le sud-ouest et le nord-ouest en passant par l’ouest, non compris les orientations sud-ouest et nord-ouest.

 

Paroi verticale ou horizontale

Une paroi est dite verticale lorsque l’angle de cette paroi avec le plan horizontal est égal ou supérieur à 60 degrés, elle est dite horizontale lorsque cet angle est inférieur à 60 degrés.

 

Paroi opaque thermiquement isolée

Une paroi opaque est dite thermiquement isolée si son coefficient de transmission thermique U n’est pas supérieur à 0,50 W/m2.K.

 

Paroi transparente ou translucide

Une paroi est dite transparente ou translucide si son facteur de transmission lumineuse (hors protection

mobile éventuelle) est égal ou supérieur à 0,05. Dans le cas contraire, elle est dite opaque.

 

PCI

Le PCI représente le pouvoir calorifique inférieur des combustibles liquides ou gazeux.

 

Plancher bas

Un plancher bas est une paroi horizontale dont seule la face supérieure donne sur un local chauffé.

 

Plancher haut

Un plancher haut est une paroi horizontale dont seule la face inférieure donne sur un local chauffé.

Un plancher sous comble non aménagé ou une toiture terrasse sont par exemple des planchers hauts.

 

Plancher intermédiaire

Un plancher intermédiaire est une paroi horizontale dont les faces inférieure et supérieure donnent sur un local chauffé.

. .  

Sources d’énergie renouvelables

Les sources d’énergie renouvelables sont définies à l’article 19 de la loi no 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement.

 

Art. 29.-Les sources d'énergies renouvelables sont les énergies éolienne, solaire, géothermique, aérothermique, hydrothermique, marine et hydraulique, ainsi que l'énergie issue de la biomasse, du gaz de décharge, du gaz de stations d'épuration d'eaux usées et du biogaz.

 

Surface de plancher hors oeuvre nette au sens de la RT d’un bâtiment  ou d’une partie de bâtiment à usage d’habitation, SHONRT

La surface de plancher hors oeuvre nette au sens de la RT d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment à usage d’habitation, SHONRT, est égale à la surface hors oeuvre brute de ce bâtiment ou de cette partie de bâtiment, au sens du premier alinéa de l’article R. 112-2 du code de l’urbanisme, après déduction :

a) Des surfaces de plancher hors oeuvre des combles et des sous-sols non aménageables ou non aménagés pour l’habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ;

b) Des surfaces de plancher hors oeuvre des toitures-terrasses, des balcons, des loggias, des vérandas non chauffées ainsi que des surfaces non closes situées au rez-de-chaussée ou à des niveaux supérieurs

c) Des surfaces de plancher hors oeuvre des bâtiments ou des parties de bâtiment aménagés en vue du stationnement des véhicules ;

d) Dans les exploitations agricoles, des surfaces de plancher des serres de production, des locaux destinés à abriter les récoltes, à héberger les animaux, à ranger et à entretenir le matériel agricole, des locaux de production et de stockage des produits à usage agricole, des locaux de transformation et de conditionnement des produits provenant de l’exploitation.

 

Surface habitable d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment

Cette surface est définie pour tout bâtiment ou partie de bâtiment à usage d’habitation.

La surface habitable d’un logement est définie par l’article R.* 111-2 du code de la construction et de l’habitation. La surface habitable d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment est la somme des surfaces habitables des logements le constituant.

 

Système de refroidissement

Un « système de refroidissement » est un équipement de production de froid associé à des émetteurs de froid destiné au confort des personnes.

 

Température intérieure

La température intérieure pour le calcul du coefficient Cep, du coefficient Bbio et Tic est la température opérative.

 

Température opérative

La température au sens de l’article R. 111-6 du code de la construction et de l’habitation est la température opérative définie comme suit :

C’est la moyenne entre la température radiante moyenne et la température d’air de la zone étudiée considérée comme uniforme. La température radiante moyenne étant la moyenne, pondérée par les surfaces de parois, des températures de surface intérieure des parois en contact avec l’air de la zone étudiée.

 

L’annexe IV décrit le contenu du dossier d’étude à établir à l’appui d’un mode d’application simplifié en maison individuelle soumise à l’approbation du ministre chargé de la construction et de l’habitation.

 

L’annexe V : Cas particuliers.

 

L’annexe VI : Récapitulatif standardisé d’étude thermique. Cet article détaille ce que doit contenir la synthèse d’étude thermique.

 

 

L’annexe VII concerne l’étanchéité à l’air.

 

L’annexe VIII  définit les coefficients de modulation à prendre en compte dans les expressions du Cepmax et du Bbiomax  essentiellement en fonction de la zone géographique et de l’altitude et rapporté à chaque type de bâtiment (maison individuelle, lieu d’accueil du public, école …).

 

 

L’annexe IX précise les valeurs par défaut de différents isolants bio sourcés (liège, fibres et laines de bois, laine de mouton, ouate de cellulose, chanvre et lin, paille).

 

Pour ce qui nous concerne ici :

Botte dans le sens des pailles : 0.080

Perpendiculairement au sens des pailles : 0.052 (cas du GREB)

 

Note : le mur GREB offre une meilleure résistance thermique du fait de la pose des bottes verticalement et non à plat.  35cm / 0.052 =  R 6.73,  50cm / 0.080 = R 6.25 

 

L’annexe X : évaluation et agrément des logiciels d’études thermiques règlementaires.

 

L’annexe XI : Calcul de la température intérieure conventionnelle (TIC).

Voir les commentaires